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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 00:00
Alors que Mining Weekly tente de relancer le cours de l'uranium à la hausse en attirant l'attention sur des capacités de production un peu limitées d'ici 2020 - sans doute a-t--il été déçu que l'AIE oublie de parler de la filière uranium dans son dernier WEO -  le Metals Economics Group vient de publier un intéressant document intitulé World Exploration Trends (tendances mondiales dans la prospection minière).

On y trouve par exemple confirmation de la très faible fraction - voir ci-contre - des investissements effectués pour la prospection de l'uranium. Il est important de préciser que fer et charbon ne font pas partie du périmètre considéré.

La flambée des cours de l'uranium survenue en 2006-2007 a quelque peu donné des ailes aux "juniors", ces petites compagnies qui prospectent en espérant pouvoir (se) revendre aux majors une fois de fructueuses découvertes faites. Mais l'or reste pour l'instant la ressource non ferreuse le plus recherché : 4 milliards de dollars ont été dédiés à sa recherche en 2007, contre moins d'un milliard pour l'uranium, pas encore suffisamment cher pour appâter les prospecteurs avides. Pour fixer les ordres de grandeur, rappelons que la même année, l'industrie pétrogazière a consacré environ 100 milliards à l'exploration pure.

Très intéressant également, la répartition des budgets de prospection par pays : 19% des dépenses de prospection ont été effectuées au Canada, contre seulement 6% en Russie. On peut donc supposer les vastes plaines sibériennes sont loin d'avoir été sondées avec attention et que d'importantes ressources de mineraux, uranium et autres non ferreux, attendent d'y être découvertes. Dans une moindre mesure, c'est également vrai pour la Chine (3%) ou le Brésil (3%), ce dernier s'intéressant apparemment plus à son pétrole offshore. Dans ce cas-là encore, il nous est difficile de croire que tout le sous-sol amazonien a fait l'objet d'études géologiques approfondies.

Voilà qui renforce donc notre conviction que nous sommes loin d'avoir atteint les limites physiques de la planète, notamment pour ce qui concerne l'uranium.
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