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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 07:00

On voit souvent fleurir un calicot ainsi rédigé sur l'enseigne des pizzerias, quand le nouveau gérant veut faire croire à un réel changement dans la carte, le service ou la qualité des pizzas. Cela ne trompe bien entendu personne : comme la publicité mensongère est interdite, afficher "changement de direction" signifie qu'on ne peut pas écrire "nouvelle carte", "service plus rapide" ou encore "meilleures pizzas".

Autrement dit, quand on annonce un changement de direction, c'est parce qu'on ne change pas de cap !

C'est pareil pour les banques.

La valse de quasi-nationalisation récente pourrait faire croire que les banques seraient désormais vertueuses, que les banquiers redeviendraient les anges gardiens des industriels de l'économie réelle et que les affreuses salles de marchés, responsables de tant d'absurdités et d'excès, seraient enfin désertées.

Cette bannière publicitaire, capturée sur le site des Echos mercredi dernier, montre qu'il n'en est rien.

Quelle est donc cette institution financière qui pousse l'homme de la rue à spéculer sur les matières premières, et à faire ainsi repartir le prix des produits de base vers de nouveaux sommets ?

Non, non, vous ne rêvez pas, il s'agit bien de la Royal Bank of Scotland, désormais propriété de la Couronne britannique.

Speculation Save the Queen!

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