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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 22:55
Il y a un an, visibilité mondiale, manchettes des journaux et Prix Nobel de la Paix.

Cette année, rien. Les climatologues sont retournés dans les ténèbres médiatiques.

D'abord, parce qu'ils disent toujours la même chose, ce qui finit par lasser les journalistes qui veulent toujours du neuf et de l'inédit.

Ensuite, parce que le temps qu'il fait cette année est assez banal, et même limite frais : l'activité solaire n'a jamais été aussi mollassonne depuis 1913, et la Niña reste vigoureuse.

Enfin, parce que la Grande Crise Financière (GCF) est , et qu'on ne soucie plus guère de la température globale en 2100 quand on n'est plus sûr d'avoir encore ses économies à disposition en 2009.

De ce fait, certains déçus de l'inconstance des politiques tentent de les rallier de nouveau à leur cause en criant au loup, comme l'a fait la semaine dernière le Met Office (l'équivalent britannique de Météo-France) :
la réduction des émissions globales de 3% par an,à partir de 2010, offre le seul espoir possible d'éviter une augmentation de température de plus de 2°C, largement reconnue comme étant le seuil au delà duquel les pires impacts de niveau de la mer et de sécheresse deviennent un risque significatif.
Meteor a fait un bon papier là-dessus, inutile de le paraphraser en moins bien.

On a du mal à imaginer Météo-France publier des choses pareilles, tandis que les différents lobbies industriels s'échinent en ce moment à vider le Grenelle de l'Environnement de sa substance. Et quand la GCF aura terrassé l'économie réelle, ce qui devrait être officialisé d'ici janvier prochain, il sera aussi désuet de parler des dangers du CO2 qu'il l'est aujourd'hui de parler de la menace de la guerre thermonucléaire.

Fatalitas...

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Published by Aerobar Films - dans Dérisoirement Durable
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