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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 22:00
La dépêche est tombée ce soir :
Nucléaire : Nicolas Sarkozy va annoncer la construction d'un deuxième réacteur EPR (Les Echos)

La décision est prise. A l'occasion, demain, de sa visite au Creusot (Saône-et-Loire), Nicolas Sarkozy devrait annoncer la construction d'un deuxième réacteur nucléaire de type EPR sur le territoire français. A ce stade, ni l'implantation, ni la date de démarrage de la future centrale n'ont été arrêtées. Mais selon plusieurs sources, la mise en service du nouveau réacteur pourrait intervenir aux environs de 2017. Soit cinq ans après celle du tout premier EPR français, sur le site de Flamanville (Manche). Reste à savoir à qui sera confiée l'exploitation de la future centrale. Pour beaucoup, il n'est pas concevable qu'un autre opérateur qu'EDF s'implique dans ce type de projet. Mais à plusieurs reprises, le groupe Suez a fait savoir qu'il était lui aussi prêt à investir dans le nucléaire français.
Les caisses de l'Etat sont vides et on décide néanmoins de construire un réacteur nucléaire de dernière génération qui coûte plusieurs milliards d'euro ? Mais d'où vient l'argent ? De l'Etat puisque c'est le Président himself qui l'annonce ?

Point. La "décision prise" ne concerne pas la construction, mais l'autorisation de construire une centrale nucléaire quelque part en France, probablement sur un des sites déjà existants.

En France, on a pas de pétrole, mais on a des sites atomiques. Des surfaces plates, au risque sismique faible, bien entourées d'un tissu industriel local pour la maintenance, avec des facilités pour se connecter à un réseau de transport performant et - surtout - une population aux alentours qui a accepté depuis des décennies le principe de dormir à quelques kilomètres de barres d'uranium en pleine désintégration, au grand dam de Greenpeace.

Dans une Europe frappée du syndrome NIMBY, voilà qui est rare - et sans doute cher.

Bref, nos sites nucléaires peuvent être désormais vus comme des gisements électronucléaires, des mines d'électrons que de gros consortiums privés viendront équiper et exploiter ; charge à ces consortiums de trouver le financement, privé également.

Si ce point de vue se généralise, les terrains situés à Creys-Malville ou même à Tchernobyl devraient bientôt valoir très cher... si les consortiums retenus ont le courage d'entreprendre le démantèlement préalable de ce qui traîne là-bas.


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Published by Aerobar Films - dans C'est les Watts
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