Poursuivons nos voyages dans le passé, dans un Monde quasi-inaccessible pour l'internaute moyen (l'article est accessible dans les archives
du quotidien, mais payant).Hausse du pétrole, baisse des céréales, mouvements sur les métaux : les marchés de matières premières ont réagi vivement, mais sans surprise, au coup d'Etat en URSS. Le prix du pétrole, dont l'URSS est le premier producteur et un important exportateur, a gagné rapidement jusqu'à 2,70 dollars le baril avant de revenir à une hausse d'environ 1 dollar (à 22,5 dollars le baril à New-York pour une livraison en septembre).Il y a donc à peine moins de vingt ans, un coup d'Etat au sein du premier producteur mondial de pétrole provoque une augmentation instantanée de... 10% de son cours, avant que les marchés ne se calment et enregistrent finalement, à la clôture, une hausse modérée de moins de 5%. Pourtant, le risque de pénurie à court comme à moyen terme est tangible :
Les opérateurs sont inquiets pour l'avenir des lourds investissements récemment décidés par les compagnies occidentales en URSS et, plus encore, par l'éventuel ralentissement des livraisons soviétiques.Oui mais, allez-vous nous rétorquer, à l'époque il y avait les fameuses réserves de capacité de l'Arabie Saoudite, capables d'inonder le marché de millions de barils journaliers pour calmer le jeu...
La capacité maximale de production de production mondiale est déjà atteinte après la guerre du Golfe. Les seules capacités disponibles sont en Irak. La crainte est donc nourrie d'une élévation des prix de l'or noir dans les mois à venir.Le 21 août 1991, la conjoncture pétrolière était donc bien plus noire qu'aujourd'hui. Et la production mondiale de pétrole en 1991 fut effectivement inférieure à celle de 1990.
... avec un chômage désormais égal à celui de 1983 !
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