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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 23:24


Avenir
: voir Extinction de masse

BTL : Biomass To Liquids

Chercheur : voir Pizza

Génération 4 : coopération R&D internationale bancale entre des pays riches - qui s'en servent comme miroir aux alouettes pour attirer de jeunes et talentueux chercheurs (voir ce mot) - et des pays émergents qui y voient le futur de leur filière énergétique et militaire et essaient d'obtenir le maximum de transferts de technologie sans payer.

Hydrogène : diversification possible de l'industrie nucléaire civil si l'un des prochains protocoles de Kyoto (voir ce mot) améliore la compétitvité des filières BTL via la taxation du carbone.
Il n'est pas impossible que des industriels comme Areva, anticipant l'avenir (voir ce mot) du secteur, se transforme en spécialiste mondial de la fabrication industrielle d'hydrogène à partir de centrales électronucléaires... ou d'éoliennes et de centrales solaires à concentration, nettement moins coûteuses et dangereuses. A moins qu'il ne s'agisse d'investissements destinés à calmer certains activistes.

Oklo : réacteur naturel qui a fonctionné en Afrique il y a un milliard d'années, et qui est toujours abondamment pris comme exemple par le DoE états-unien pour souligner l'inocuité et la stabilité à très long terme du stockage géologique des produits de fission.

Pic pétrolier : ne suffira pas à faire redécoller l'industrie nucléaire : gaz et charbon prendront la relève en l'absence d'un protocole type Kyoto (voir ce mot) réellement coercitif.

Pizza : nourrit 4 personnes, contrairement au chercheur.

Prolifération : la bombe atomique pour tous. Solution privilégiée par les pays émergents pour  les futures négociations internationales de partage des ressources naturelles et de redéploiement des populations suite aux transformations climatiques.

Protocoles de type Kyoto : principal espoir de l'industrie électronucléaire, qui espère que le CO2 y sera enfin affecté d'un prix fixe suffisamment élevé pour que l'atome devienne clairement compétitif face aux combustibles fossiles. Pour l'industrie, 2012 devrait finalement être encore un pétard mouillé. Peut-être plus d'espoir en 2016 ? En 2020 ? jamais ?

Réacteur de petite puissance : réacteur de 300 MW ou moins, directement dérivé de ceux installés dans les sous-marins, et actuellement utilisé de façon intensive par l'industrie nucléaire russe comme produit d'appel. Accroît considérablement les risques de prolifération. On peut supposer que les multiples promesses atomiques faites par le Président de la République en Afrique du Nord et au Moyen-Orient (dernière en date : la Jordanie) ont pour objectif principal de contrer cette malsaine offensive russe.

Rentabilité : elle reste aujourd'hui incertaine sur le long terme, notamment parce qu'il est difficile de mesurer précisément les risques liés à l'évolution des politiques nationales, des règlementations en matière de sûreté et de gestion des déchets ainsi que de la fiscalité.

Réserves
: sujet qui agace de plus en plus l'industrie du réacteur civil. Les positions officielles varient aujourd'hui de "pour l'instant, tout va bien" à "elles sont impossibles à mesurer à l'échelle mondiale, donc autant prendre ses précautions". Après le MOX, qui permet de brûler le plutonium, on commence à envisager de faire des combustibles encore plus exotiques, notamment avec de l'américium.

RNR : réacteur à neutrons rapides, dit aussi surgénérateur (plus court) ou breeder (encore plus court). Les problèmes de sûreté que pose l'exploitation de tels réacteurs à l'échelle industrielle font qu'ils seront limités à la transmutation des déchets fortement actifs dans les pays riches. Les pays émergents positionnent différemment le compromis entre sûreté et développement économique.
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