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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 09:34
Alors que le baril est en permanence flashé par les médias alors qu'il bat des records au-delà des $130, on commence à voir dans la rue et dans les airs le futur proche de la mobilité.

Contrairement à ce que certains craignent ou attendent avec impatience, nous pensons que le retour généralisé au vélo et au char à boeufs n'est pas encore à l'ordre du jour.

Aujourd'hui, les deux pétroleuses que sont l'automobile et l'avion règnent sans conteste sur les besoins de mobilité des personnes allant de 1 à 10 000 km.

La voie ferrée est certes une alternative, mais elle n'a réussi à s'imposer que sur le terrain bien particulier de la métropole d'importance nationale (tramways et métros) et de ses connexions avec les métropoles voisines (TGV) ; partout ailleurs, elle est une solution d'appoint. Encore importante en Europe et dans certains pays d'Asie, elle est devenue inexistante en Amérique du Nord.

Les investissements gigantesques nécessaires pour son re-développement reportent à un futur lointain et hypothétique la domination du rail sur la route et l'air.

Alors, que va-t-il se passer dans le domaine de la mobilité des personnes ? Le schéma ci-dessous est une première base de prospective concernant les moyens de transport dominants.



Nous avons déjà évacué ici la question désuète de l'hydrogène, nous ne reviendrons pas sur cette solution d'avenir qui le restera.

On parle beaucoup de véhicules électriques, mais nous estimons qu'il ne deviendront réellement dominants que lorsque le pétrole - et donc les autres combustibles fossiles - seront devenus hors de prix, car épuisés ou bannis par des taxes écrasantes. Ils commenceront à se développer sur les usages urbains, en concurrençant le segment de la deuxième voiture, celle qui ne sert que pour aller faire les courses et au bureau.

Les véhicules hybrides resteront un marché de niche, de par leur coût élevé. Pour les millions de travailleurs qui doivent parcourir quelques kilomètres, voire quelques dizaines de kilomètres, pour rejoindre leur lieu de travail, un scooter sera une solution immédiatement disponible et moins coûteuse à l'achat comme à l'usage.

La banale berline deviendra donc, petit à petit, un véhicule réservé aux grandes transhumances du week-end et des vacances, comme elle l'était d'ailleurs il n'y a pas si longtemps. Une familiale moderne, chargé de 4 à 5 passagers et leurs bagages, consomme à peine plus d'un litre par passager et par 100 km si elle est conduite "pépère", soit trois fois moins qu'un Airbus dernière génération. Le plein restera coûteux, mais les conducteurs feront des économies ailleurs - en évitant les autoroutes à péage, par exemple.

Les classes les plus aisées et les voyageurs d'affaires emprunteront de plus en plus des petits avions, jets d'affaires ou régionaux, car la classe économique qui, derrière eux, subventionnait une partie des coûts, aura disparu. Lufthansa a déjà annoncé la création d'une nouvelle compagnie d'affaires placée précisément sur ce nouveau segment. Et si on parle beaucoup des difficultés d'Airbus aujourd'hui, chez Dassault ou Cessna, deux constructeurs de ces jets élitistes, on ne cesse de sabler le champagne : le carnet de commandes gonfle, gonfle, gonfle...

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Published by Aerobar Films - dans Ruptures
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commentaires

Wawan 25/05/2008 02:05

Cette analyse est très intéressante mais je pense que les nouveaux véhicules électriques qui sortiront en fin d'année 2009 vont rapidement convaincre pas mal de personnes.
Avec l'équivalent d'1 euros pour un plein et une autonomie de 300 kilomètres, ça risque d'être très avantageux !