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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 11:52

Le secteur de l'énergie est très clairement capitalistique. Ne pourrait-on pas dans ce cas adapter à cette industrie le célèbre jeu de Monopoly ? Le dessin ci-dessous est la première version d'un tel projet.

Wattopoly-1000x1000.pngCliquez sur l'image pour l'agrandir

Plutôt que de chercher à passer certains messages, comme nous l'avions fait à la fin de la vidéo Subprime Street, nous nous sommes ici contentés de faire des parallèles entre les règles du jeu et la façon dont le secteur de l'énergie nous semble aujourd'hui fonctionner en Europe.

Ainsi, les rues, gares et compagnies de services publics ont été remplacées par différentes filières de production électrique. Le classement est fait en fonction de l'investissement initial nécessaire, comme dans le jeu original, mâtiné des coûts marginaux d'exploitation. C'est ce qui explique la très mauvaise position de la centrale au fioul, facile à construire mais de plus en plus coûteuse à faire fonctionner, si ce n'est pour fournir de l'électricité aux heures de pointe.

Une évolution consisterait à leur donner à chacune le nom d'un des opérateurs européens le plus représentatif de cette filière. Ainsi, EDF serait assez incontournable pour l'avenue des Champs-Elysées ou la rue de la Paix, tandis qu'un acteur récent comme Poweo ne serait pas mal placé au boulevard de la Villette.

Certains vont trouver la part des énergies renouvelables trop faible. Pourtant, elles bénéficient de 8 cases (sans compter l'incinération de déchets) sur les 28 achetables, soit près de 30% du marché.

Le choix d'affecter fermes éoliennes et solaires aux cases initialement occupées par la Compagnie d'Electricité et la Compagnie des Eaux cherche à répliquer le caractère variable de ces investissements : rappelons que le propriétaire de ces cases touchera un loyer égal au montant des dés obtenus par celui ou celle qui s'y arrêtera. Comme il est également impossible d'y construire maisons (simples centrales isolées) ou hôtels (complexes énergético-industriels), il est impossible de transformer ces sites en cathédrales de production électrique massive, ce qui est bien le cas des fermes renouvelables.

Les barrages s'imposent comme remplaçants pour les gares : une fois construits, ils rapportent régulièrement. En posséder trois ou quatre, c'est devenir un acteur indispensable du système électrique européen, avec les revenus confortables qui vont avec.

La prison a été remplacé par le Ministère de l'Energie, à qui on peut simplement rendre visite pour un peu de lobbying, mais qui peut aussi décider de vous nationaliser. Heureusement, dans le jeu, on finit toujours par revenir dans le secteur privé...

Le parc gratuit est devenu un passage en Bourse, qui permet de récolter, selon le moment de la partie, un peu, beaucoup ou pas du tout d'argent.

Enfin, on a conservé l'impôt sur le revenu, transformé la taxe de luxe en taxe carbone - l'icône représentant un diamant peut donc même être conservée ! - et converti les surprises, bonnes ou mauvaises, issues de la Caisse de Communauté en directives imprévisibles de la Commission Européenne. Les cases Chance ont été conservées, il sera possible de glisser dans les cartes correspondantes quelques événements liés à l'activisme environnemental... ou au coût et à la disponibilité des matières premières.

EDIT 30/12/2012 : nouvelle version de l'image

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