Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 19:31
Moon FootprintUne étude du Département des Ressources Naturelles de l'Université de Cranfield (Royaume-Uni), citée par le New Yorker, montre que l'origine des produits alimentaires n'est qu'une variable parmi tant d'autres caractérisant leur empreinte écologique.

Quand, au supermarché, on découvre que les haricots verts viennent du Kenya, on s'offusque tout de suite de la dépense inconsidérée en transport et donc en carburant.

On oublie que la plupart de ces transports au long cours sont faits par des cargos géants, dont la consommation par tonne-kilomètre est sans rival. De plus, les routes maritimes ne nécessitent pas de construire des infrastructures, grandes utilisatrices de béton et d'acier, tout leur long mais juste aux points de départ et d'arrivée.

L'étude arrive ainsi à des résultats surprenants pour le "bon sens vert" : par exemple, un New-Yorkais émet moins de gaz à effet de serre en buvant du Bordeaux, directement expédié par bateau à travers l'Atlantique, que du vin californien, qui a traversé les Etats-Unis par camion.

En intégrant tous les paramètres de production locale - comme l'usage d'engrais ou la consommation énergétique liée à la culture sous serre - les chercheurs britanniques sont ainsi arrivés à la conclusion effarante qu'un Londonien souhaitant acheter des roses en février produira indirectement six fois moins de GES en préférant les fleurs livrées du Kenya par avion à celles expédiées de Hollande, pourtant simplement cultivées de l'autre côté du Channel.

Et en parlant d'empreinte, qui calculera le coût en GES de celles qu'Armstrong a laissé sur la Lune ?

Partager cet article

Repost 0

commentaires