L'année dernière a été jalonnée par les rapports du GIEC (IPCC en anglais), avec le Prix Nobel de la Paix en point d'orgue.

Tout le monde s'est penché avec
intérêt sur les belles courbes et cartes qui décoraient les désormais fameux "résumés à l'intention des décideurs".
Le scénario-catastrophe A1FI ayant été retiré
in extremis des courbes, les valeurs annoncées pour le réchauffement global paraissaient supportables : un peu plus de 3°C d'ici un siècle,
cela nous laisse le temps de voir venir.
Selon un climatologue qui a participé au
round 2007 du GIEC et que nous avons récemment consulté, le propre de ces travaux, c'est d'être obsolète dès qu'ils sont publiés. En effet, ces
travaux synthétisent l'état de la recherche climatique... tel qu'elle était 3 ans plus tôt, soit en 2004 ! Cela pour s'assurer de ne travailler que sur une matière lue, relue et corrigée.
Et en 2008, les nouvelles de la recherche climatique "brute de thermomètre" sont préoccupantes : tout se passe effectivement comme le prévoyaient les modèles, mais
deux fois trop
vite. Cela d'une part parce que notre rythme d'émissions de CO2 reste 3 fois supérieur à celui envisagé par les différents scénarios (excepté le vilain petit canard A1FI), et d'autre part
du fait de certaines non-linéarités de comportement des grands facteurs climatiques - comme par exemple la
banquise arctique
qui fond d'autant plus vite qu'elle a déjà commencé à fondre.
Nous saurons dans les deux prochains mois si le record de novembre 2007 restera isolé ou risque d'être battu en 2008, ce qui risque de remettre en cause
le moment où le Pôle Nord sera libre de glace.
Par chez nous, en Europe, nous avons quelques soucis à nous faire en Europe du Sud : c'est moins la chaleur que la sécheresse que nous allons devoir combattre. Le climatique désertique du Sahel
pourrait traverser la Méditerranée et venir assécher le bassin alpin. On pourra peut-être traverser le Rhône à pied l'été...