Pendant que notre cher Président nous souhaite finalement de travailler plus pour gagner pareil, la banquise arctique continue à s'amenuiser dans l'indifférence générale.
Le site de l'Université de l'Illinois
Cryosphere Today permet à tout internaute de suivre l'évolution des calottes polaires en quasi temps
réel.

La situation a un léger parfum d'angoisse : la superficie de la banquise arctique est encore plus réduite aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a un an, jour pour jour. Cela signifie probablement que
nous nous acheminons vers un nouveau record minimal l'été prochain.
Au-delà de la fin annoncée des ours polaires - c'est triste mais cela fait des millénaires que l'homme élimine un par un les grands mammifères de cette planète, comme le rappelle mon
conte indien - en faisant fondre la couche de glace réfléchissante qui empêchait le soleil de chauffer les flots bleus autour du Pôle
Nord, nous sommes en train de réchauffer à très grande vitesse l'Océan (futur ex-) Glacial Arctique.
Personne n'est aujourd'hui capable de déterminer les conséquences précises. Certains parlent d'une perturbation forte et brutale de la Dérive Nord-Atlantique (ce qu'on appelle communément le Gulf
Stream), qui aurait pour effet de rafraîchir le climat européen. On restera loin du
Jour d'Après, mais on devra probablement dire adieu à nos vignes et nos champs de céréales à perte de
vue.
Nos cousins Canadiens pourront enfin venir nous donner des conseils pour l'exploitation rationnelle des forêts de sapins qui couvriront bientôt l'Hexagone...