Lundi 23 juin 2008
Intéressant entrefilet des Echos du jour :Selon une étude réalisée par l'agence américaine de régulation des matières premières, seuls 29% des échanges de "light sweet crude" réalisés sur le Nymex le sont à des fins de couverture par les utilisateurs de brut. En 2000, les spéculateurs représentaient seulement 37% des échanges à New-York.
Cette statistique officielle établit donc que 71% des échanges actuels sont à de pures fins de spéculation lucrative - la
couverture étant aussi une spéculation, mais visant à réduire le risque financier d'un industriel - soit exactement l'inverse de la situation qui prévalait en 2000. Pour mémoire, cette année-là,
le baril valait $28 (ou 26 €).
Notre fable pédagogique du marché de la salade à Champignac aurait-elle un soupçon de réalisme ? Nous serons bientôt fixés.
Il aura fallu plusieurs années pour qu'on reconnaisse publiquement que le Tour de France est une épreuve récompensant les meilleurs spécialistes médicaux du dopage sportif et non les meilleurs cyclistes. Il faudra bien un peu de temps pour qu'on cesse de croire que le prix du baril est d'abord lié au rapport de l'offre et la demande.
Pour nous forcer à aller jusqu'au bout dans notre défense de la thèse d'un baril sous l'emprise de drogues financières, nous décidons de prendre le risque de prédire un baril à $75 à la fin de l'année 2008. Il est à $137,16 à l'heure exacte où nous écrivons cette ligne.
Notre fable pédagogique du marché de la salade à Champignac aurait-elle un soupçon de réalisme ? Nous serons bientôt fixés.
Il aura fallu plusieurs années pour qu'on reconnaisse publiquement que le Tour de France est une épreuve récompensant les meilleurs spécialistes médicaux du dopage sportif et non les meilleurs cyclistes. Il faudra bien un peu de temps pour qu'on cesse de croire que le prix du baril est d'abord lié au rapport de l'offre et la demande.
Pour nous forcer à aller jusqu'au bout dans notre défense de la thèse d'un baril sous l'emprise de drogues financières, nous décidons de prendre le risque de prédire un baril à $75 à la fin de l'année 2008. Il est à $137,16 à l'heure exacte où nous écrivons cette ligne.
par Aerobar Films
publié dans :
Au Pays de l'Or Noir
ajouter un commentaire commentaires (3) créer un trackback recommander
ajouter un commentaire commentaires (3) créer un trackback recommander
Le raffinage est une industrie lourde et fortement capitalistique : 

Le graphique ci-dessus a été simplement obtenu en multipliant les
productions mondiales, exprimées en Mtep, par de simples coefficients (respectivement 0,85 - 0,65 - 1,125, trouvés dans un recoin du
Mark Lynas, l'auteur de l'intéressant Six Degrees - espérons
que la version française sera bientôt en rayon - a publié dans le Guardian du 13 juin un
Le think tank a eu ensuite la bonne idée de demander au Hadley Center,
le plus important et le plus prestigieux établissement britannique de recherche en climatologie, d'injecter ces scénarios dans leurs modèles climatiques.
Plus il y a de tours, plus le quartier devient exceptionnel du
point de vue de l'immobilier. C'est le même phénomène auto-entretenu qui a fait d'une île marécageuse la
Tandis qu'en France, la production commence à régresser du fait du vieillissement du parc de centrales, qui ont besoin de plus en plus de soins, nos voisins d'Outre-Atlantique ont, en
dix ans, accru la capacité de leur parc de l'équivalent d'une vingtaine de réacteurs.
On note la relative modestie du développement du Canada et de ses 
Parmi la cinquantaine de pays qui ont vu leur consommation s'accroître en
valeur absolue, on trouve en tête de liste la Chine, l'Inde, l'Arabie Saoudite et le Brésil, que le prix élevé du pétrole n'a apparemment pas découragés. 


